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«
Cesse de courir après ton cheval; s’il
t’appartient, il va revenir »,
proverbe chinois
Tout
le monde connaît la peur.
La peur c’est toujours la peur de perdre
quelque chose.
La
peur est une émotion intense qui fige l’individu,
le cloue littéralement sur place.
La peur se ressent dans le ventre, dans nos viscères.
Que le danger soit réel ou imaginaire,
la peur donne toujours l'impression qu'il est
question de vie ou de mort.
La peur paralyse tout simplement.
Afin
de permettre à l’individu de survivre,
le cerveau enclenche un processus permettant de
concentrer l’apport d’énergie
dans les endroits du corps qui en demanderont
le plus.
Lorsqu’un
animal connaît la peur, les mêmes
mécanismes s’enclenchent dans son
corps afin de lui permettre de choisir entre deux
choses possibles : la fuite ou l’attaque.
Chaque
fois que nous avons peur, le souffle devient court,
le cœur bat plus vite, le sang cesse de se
rendre aux extrémités. Le corps
secrète de l’adrénaline. Physiologiquement,
nous avons exactement les mêmes réactions
que les animaux.
En
fuyant et/ou en attaquant l’animal se libère
des toxines que son mécanisme a secrété.
Nous pourrons donc le retrouver un peu plus tard
en train de dormir calmement pour récupérer.
Dans
le corps humain il en va de la même, mais
de manière général, les individus
ne peuvent fuir et/ou attaquer toutes les situations
désagréables.
Les
toxines secrétées par les stress
de la vie courante qui devaient donc s’éliminer
par l’effort physique restent dans le corps
et l’intoxiquent graduellement.
Si
la personne est soumis à des stress constants,
son mécanisme aura tendance à devenir
« hyper vigilant ».
Son
cerveau trop actif, se mettra à identifier
à tort des situations dangereuses alors
qu’elles sont en fait inoffensives. Elle
aura de plus en plus de mal à se reposer
pour récupérer.
Sommes-nous
venus au monde pour avoir peur ?
Peur de vivre et de mourir ?
Car,
il est maintenant bien évident pour moi,
que les gens qui ont peur, ont peur de vivre et
ont peur de mourir.
Ceux
qui ont connu des expériences de morts
imminentes, ont moins peur de la mort… et
moins peur de la vie. Ils osent plus de choses.
La peur amène un chaos si intense à
l’intérieur du corps qu’elle
perturbe énormément.
Elle
nous empêche souvent de faire les choix
nous permettant de vivre mieux., plus heureux,
plus confiant en la vie et en nos propres ressources.
La
peur prend parfois des formes difficiles à
déceler, elle nous fait reporter continuellement
des décisions importantes ou nous empêchent
d’améliorer notre qualité
de vie. La peur se situe davantage dans le cerveau,
elle rend l’individu intérieurement
instable, et agité.
Le
courage vient de la peur. Pas de courage sans
peur !
J’ai
entendu un jour un acteur du calibre de Robert
De Niro dire : si on me propose un rôle
qui me fait peur, je l’accepte toujours.
Cela me fournit une excellente occasion de me
surpasser et de prendre confiance en moi.
Le
mot « courage » prend sa source du
mot cœur. Le centre d’énergie
du cœur est au centre de l’individu.
Confronter ses peurs nous ramène vers le
centre de nous-même,
vers notre essence, nous donne confiance en nous
et en nos ressources.
Il
arrive aussi que les gens perdent un emploi pour
en obtenir un autre plus intéressant par
la suite. Le fait de perdre ne fait pas de nous
quelqu’un d’amoindri. On peut très
bien se retrouver gagnant ou grandit d’avoir
perdu.
J’ai
observé que les gens ont peur de perdre,
ont souvent peur de perdre des choses qui ne les
rendent pas vraiment heureux.
Imaginez
un instant un petit singe glissant la main dans
une toute petite cage, contenant un noix. Les
barreaux y sont parallèles et très
serrés. Une fois la petite main dans la
cage, lorsque les doigts se referment sur la noix,
le petit singe se retrouve prisonnier de la cage.
S’il ouvre les doigts, il perd sa noix,
et il retrouve sa liberté.
Nos
peurs de perdre ne seront jamais nourrissantes,
elles nous privent souvent de notre liberté.
La vie suit son cours, que nous ayons peur ou
pas. Elle nous privera parfois et sera parfois
généreuse.
Dans
le livre Guérir envers et contre tous,
le Docteur Carl Simonton qui travaille avec des
gens malades souffrant de cancer, nous dit ceci
:
« la clé de tous les problèmes
vient de notre capacité à s’adapter
au changement». Donc la capacité
à ne pas avoir peur.
La
vie est faite de changement, de vie et de mort.
La vie est donc le changement.
Faire confiance en la vie nous aide à rester
en santé.
La
vie fait en sorte que parfois nous gagnions, et
que parfois nous perdions. Gagner tout le temps
ne nous apprendrais pas grand chose de neuf. De
plus, gagner vraiment tout le temps nous rendrait
sûrement prétentieux et désagréable
envers les autres.
C’est
donc plus facile de s’adapter à la
vie lorsque la peur n’y fait pas obstacle.
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